Une année d\'opéra à Massy ...

FELICITAS


Platée « La grenouille amoureuse » à la salle Jacques Tati à Orsay


Toute l'équipe a travaillé les 10, 11 et 12 Mai au théâtre Jacques Tati à Orsay pour la création lumière, dans un lieu est équipé pour accueillir des spectacles.

les chanteurs : Sébastian qui joue Mercure et Platée, Léonard qui joue Cithéron et Jupiter
le comédien et metteur en scène : Christian qui joue aussi Momus et Junon
les musiciens : Alexis au clavecin, Eléonore au traverso, Cyrielle au violon et Lydie au violoncelle
le régisseur lumière : Pascal
les costumières : Esther et Maria
les décors : François


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Nous avons terminé la préparation des costumes avec Esther et Maria. Nos personnages et les musiciens ont maintenant leurs costumes définitifs. Nous avons aussi ajouté un masque de hibou dans une des scènes de l'opéra ainsi que différents accessoires pour les personnages.

 

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Pascal le régisseur a  imaginé, monté et réglé les lumières afin de créer les différentes ambiances souhaitées par le metteur en scène. Suivant les couleurs utilisées, le plateau s'anime de façon à créer une atmosphère particulière et mettre en valeur ce qui se passe sur scène. Vous verrez par exemple un effet de lumière pour souligner l'orage.

 

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Les décors «  tableaux » peints par François sont maintenant imprimés et montés sur des cadres.
Ils serviront aussi pour votre spectacle.


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Les pièces du puzzle géant de « Platée la grenouille amoureuse » sont maintenant rassemblées.....
A bientôt pour vous montrer tout cela....


 








14/05/2013
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Le traverso

 Le traverso, ou flute traversière baroque

 

 

 

 

 

 

 

 

Au départ, la flute traversière fonctionne comme une simple tuyau. Ce tuyau  est bouché à son extrémité supérieure par un bouchon de liège. Une ouverture latérale pratiquée sur le tuyau sert à produire le son. L’instrumentiste émet un filet d’air et il se passe la même chose qu’avec un sifflet : en arrivant sur le biseau (bord extérieur du trou de l’embouchure) le filet d’air va compresser la masse d’air qui se trouve dans l’instrument. C’est cela qui va produire le son.

 

 

La flute traversière compte parmi les plus anciens instruments de l’humanité, mais seuls ont été retrouvés les instruments fait d’un matériau qui a pu résister au temps  os, pierre, argile, parfois aussi coquillage. La flute d’Isturitz, dans les Pyrénée, est estimée avoir plus de 20 000 ans ! Il existe des traces de ces instruments un peu partout dans le monde : Chine, Extrème-Orient, civilisation Pré-Colombiennes (avec les vases siffleurs, de la famille des flutes), Afrique, Asie centrale (où l’on a retrouvé de nombreux sifflets en os et coquillages percés).

 

 

 

 

 

Au XVIème siècle, c’est surtout la flute à bec qui est très à la mode. A cette époque de la Renaissance, la flute traversière est appelée « flute Allemande », aussi bien en France qu’en Angleterre, sans doute car c’est en Allemagne qu’on a vraiment mis au point l’instrument.
La flute renaissance est d’un seul tenant (en une seule pièce), en bois, avec des trous assez petits, placés à des endroits bien précis pour obtenir les différentes hauteurs à l’aide des doigtés. Sa perce est cylindrique, c'est-à-dire que le tuyau a été percé avec le même diamètre (largeur) sur toute sa longueur.

 

 

 

Au début du XVIIIème siècle, la flute traversière prend le pas sur la flute à bec, et devient très apréciée. La musique elle-même se transforme beaucoup : à la suite de l’impulsion donnée par le Roi Louis XIV, la musique de chambre se développe (donnée au départ dans la chambre même du Roi), ainsi que les concerts, de plus en plus nombreux. C’est l’époque Baroque. La fabrication, ou facture, de la flute traversière va connaître à ce moment-là des transformations importantes.

 

C’est en France qu’ont lieu les transformations de l’instrument, sans doute dans la dernière moitié du XVIIème siècle : on y ajoute une clef fermée, actionnée par le petit doigt de la main droite. Cette clef permet d’obtenir le demi ton qui manquait jusqu’alors, celui de Ré#. D’autre part, la perce devient conique : le diamètre (largeur) est un peu plus large au niveau de la tête de la flute, et plus restreint à l’autre extrémité.

 
A présent, le tuyau se divise en trois parties : la tête, avec le trou de l’embouchure, un corps à six trous, et le pied avec la clef. Mais pour pouvoir s’accorder au mieux avec les autres instruments, on va inventer des « corps de rechange » : le corps à six trous est divisé en deux. La partie qui se trouve le plus près de la tête est plus ou moins longue, selon la hauteur souhaitée. On peut ainsi avoir jusqu’à six corps de rechange !

La flute est toujours en bois, mais parfois aussi en ivoire ou en verre.

 

 

 

Traverso en trois partie fabriqué par Hotteterre

 

 

Portait de Hotteterre

 

 

C’est aussi en France que les meilleurs flutistes vont développer leur art : après Philibert, il faut retenir les noms de De La Barre et Hotteterre le Romain, descendant d’une grande lignée de musicien. Par la suite, Michel Blavet et Buffardin eurent une renommé internationale.

extraits de la sonate de Michel Blavet "la Dhérouville" pour flute et basse continue
        Adagio-

Allemande

Rondeau

 

Première suite de Pièces à deux dessus jacques Martin Hotteterre -Gravement

 

 

En Allemagne, vers le milieu du XVIIIème siècle, le roi Frédéric II de Prusse a beaucoup contribué à l’essor de l’instrument. Il était lui-même excellent flutiste, et attira à  sa cour plusieurs grands compositeurs et flutistes.

Les grands compositeurs Allemands ont beaucoup écrit pour la flute : Jean-Sébastien Bach, Georg Philipp Telemann, et aussi Carl Philippe Emmanuel Bach, dont voici un extrait.

 

 

 

  Carl Philipp Emmanuel Bach Trio sonate pour flute, violon et basse continue en si mineur
         Allegro

Adagio

Presto

 

La flute va continuer à se transformer tout au long du siècle avec l’ajout de clefs (jusqu’à huit). Ces transformations vont aboutir à la création d’une flute très différente, grâce au facteur de flute Théobald Boehmdans les années 1830 : la perce de la flute va devenir cylindrique (même largeur à la tête et au pied), et un ingénieux système de clefs va être mis en place. Cela va permettre une technique beaucoup plus fluide et rapide. Th. Boehm va poursuivre ses recherches pendant de longues année, et va finalement adopté le métal comme matériau à la place du bois.  C’est la flute traversière que l’on connaît aujourd’hui. De tous les instruments à vent, c’est certainement la flute qui a subit les transformations les plus spectaculaires.

 


19/02/2013
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Le clavecin

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https://static.blog4ever.com/2012/10/715049/2.jpgMon histoire remonte au XVème siècle, lorsqu’on ajouta un clavier au psaltérion, qui est une sorte de harpe posée sur une table. Mais qu’on ne s’y trompe pas, les sons cristallins que je produis sont ceux de cordes pincées par des sautereaux.

 

 

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En effet, le sautereau, réglette de bois qui se soulève lorsqu'on appuie sur la touche, permet au plectre (généralement en plume d'oiseau) de gratter la corde. Au moment où la touche est lâchée, le sautereau retombe, le plectre et sa languette basculent en arrière alors qu'un étouffoir vient s'appuyer sur la corde.

 

 

Vu de l'extérieur, je suis fait d’une longue caisse de résonance en bois avec une rosace en son centre, un peu à l’image d’une très grande guitare !

 

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Ma famille est immense, et se développe aux XVIIème et XVIIIème siècles.

 

De l’Allemagne à l’Italie, en passant par la France, nous sommes à la fois tous cousins et tous différents par nos formes, nos décorations et nos sonorités.

 

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Je suis l’instrument de travail préféré de compositeurs comme Bach, Haendel, Scarlatti, le jeune Mozart, et  bien-sûr... Jean-Philippe Rameau !

 

 Quelques pièces de Rameau au clavecin solo

Menuets

Gigue en rondeau

Les Sauvages

Tambourin


Un extrait des pièces de clavecin en concert de Rameau (clavecin, violon, viole de gambe)

La Cupis

 

 

 

 

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(Mozart enfant, au clavecin, accompagné de son père et de sa sœur)

 

 

 

Aujourd’hui, je connais de nouveau un grand succès dans la vie musicale, l’opéra, les concerts de musique ancienne ou de musique plus moderne…



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18/02/2013
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LE VIOLONCELLE

 

Le violoncelle est un instrument de la famille des cordes frottées, comme le violon, l'alto, et la contrebasse.

Il se joue assis, tenu entre les jambes. Parfois il repose sur une pique, mais il a longtemps été joué posé entre les jambes et les mollets, sans pique.

 

 

Il possède 4 cordes comme tous les instruments de cette famille.

Le violoncelle n'apparaît que peu d'années après le violon, à la fin du XVI ème siècle. C'est à Crémone en Italie, qu'il a pris sa forme définitive chez de célèbres luthiers comme Amati, Stradivarius, Guarnerius.

Il mettra pourtant un certain temps à s'imposer face à sa grande rivale la viole de gambe.

Ce n'est qu'à la fin du XVIIIème siècle que la viole de gambe disparaît définitivement. Le violoncelle est à cette époque un instrument d'accompagnement. Il forme avec le clavecin la basse continue. Petit à petit, au fil du temps il aura aussi un rôle plus important et jouera des parties solistes comme dans les œuvres de Vivaldi par exemple.

La forme et la construction de l'instrument est identique à celle d'un violon en plus grand, à l'exception la pique que l'on a ajouté pour facilité la stabilité de l'instrument dans des pièces difficiles plus solistes.

 

 

Voici un concerto pour violoncelle d'un compositeur italien Antonio Vivaldi.

Il y a 3 pièces de tempo différents qui se suivent : un Allegro  (pièce rapide) Largo (pièce lente) Allegro (pièce rapide)

Le violoncelle joue ici en soliste, il est accompagné par un orchestre. On peut l'entendre seul d'où le mot soliste ou avec l'orchestre qui l'accompagne.

 

Voici maintenant deux pièces pour violoncelle seul d'un compositeur allemand appelé Jean-Sébastien Bach. Ces pièces, une Sarabande  et une Gigue, sont regroupées dans un recueil appelé suites. Ce sont des pièces de danses qui se succèdent : des rapides appelées Courante ou Gigue, une lente comme la Sarabande, ou des modérées comme le Menuet ou l'Allemande.

 

Le violoncelle peut aussi jouer en musique de chambre, pour le souper du Roi par exemple. Il s'agit alors d'un petit ensemble de musiciens. Ici l'on peut entendre un traverso, un violon, un clavecin et un violoncelle. Il s'agit pourtant d'un trio baroque car le violoncelle et le clavecin forment la basse continue qui compte pour une partie. Ce compositeur français s'appelait Gaspard Leroux et a lui aussi composé des suites de danses voici deux exemples de ces pièces.

 


05/02/2013
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LE VIOLON

Le violon est un instrument de la famille des cordes frottées. Il est composé de 71 pièces de bois différentes qui sont collées ou assemblées. Il possède 4 cordes que l'on frotte avec un archet ou que l'on tire avec un doigt pour jouer en pizzicato. Le violon est l'instrument le plus petit de la famille des cordes frottées donc le plus aigu.

 

Ecoutons d'abord quelques extraits d'œuvres où le violon joue seul ou en dialogue avec un deuxième violon et accompagné par les instruments de la basse continue.

 

Bach - Allegro de la 3e partita en Mi Majeur

Couperin - L'Apothéose de Lully (extrait)

Leclair - livre IV, Sonate 6, giga prestissimo

Leclair - livre IV, Sonate 5, andante  

Leclair - Sonates en trio opusIV (extrait)

 

 

 

 

 

 

 

 

Voici un éclaté d'un instrument afin de bien voir ses différentes parties :

 



 



 

Le dos du violon s'appelle le fond, le dessus s'appelle la table.

 

Les côtés de l'instrument s'appelle les éclisses et permettent de fermer la caisse de l'instrument constituée du fond, de la table et des éclisses.

 

La caisse de résonance lorsqu'elle est assemblée sert à amplifier le son provenant de la vibration des cordes.

 



 



 

A l'intérieur du violon on trouve 2 petites pièces de bois, l'âme et la barre d'harmonie, qui servent à transmettre les vibrations et à renforcer la résistance de l'instrument.

 

Les ouïes sont les ƒ découpés dans la table. Elles permettent aux vibrations de sortir de l'instrument.

 



 

 

Ce sont les luthiers qui construisent les violons à partir de différents types de bois :

 

l'épicéa pour la table, l'âme et la barre d'harmonie

 

l'érable pour le fond, les éclisses et le manche

 

l'ébène pour la touche, le cordier et les chevilles.

 

Le violon est ensuite enduit d'un vernis afin de le protéger des insectes, des rayons du soleil, du froid ou de la chaleur, des coups et pour lui donner une jolie couleur.

 

 

 

 

 

Le manche de l'instrument se compose d'une tête où quatre chevilles sont fixées. Elles mettent en tension les quatre cordes.

 

La touche est facilement reconnaissable grâce à sa couleur noire. C'est une longue plaque d'ébène collée sur le manche. La touche sert à poser les doigts de la main gauche afin de changer les hauteurs de son.

 

Les quatre cordes sont mises en vibration par l'archet ou par les doigts afin de produire un son. Les cordes, sont disposées de la plus grave à la plus aiguë, de la plus épaisse à la plus fine. Elles sont accordées grâce aux chevilles qui sont situées dans la tête du violon.

 

Les cordes étaient autrefois en boyaux et seule la corde de sol était filée c'est à dire entourée d'un fil d'argent ou de cuivre.

 



 


 



 

Le chevalet est une pièce de bois sculptée en érable. Il se place sur la table d'harmonie entre les ouïes. Il sert à maintenir les cordes arquées afin qu'elles puissent être frottées séparément. Il a également une influence sur la sonorité de l'instrument, car il communique les vibrations des cordes à la table d'harmonie. Tout comme l'âme, cette pièce n'est pas collée à l'instrument, mais maintenue en place par la seule pression des cordes.

 

 

 

On pense que le violon est né dans les années 1520 en Italie autour de Milan.

 

Il serait un parent proche du rebec, de la lira da braccia et de la vièle.

 

 

 

 

 

Rebec

 

 

 

 

 

 

 

Lyra da braccia

Vièle

 

 

 

 

 

De grands luthiers ont participé au fil des siècles à le perfectionner : Andrea Amati, Antonio Stradivarius en Italie, Guersan en France, Stainer, Klotz en Allemagne

 

Le violon s'est répandu rapidement à travers l'Europe à la fois comme instrument populaire de rue, mais aussi comme instrument apprécié de la noblesse : ainsi, le roi de France Charles aurait commandé à Amati 24 violons en 1560. Le plus ancien violon qui nous soit parvenu serait un de ceux-là.

 


 

L'archet est une baguette de bois sur laquelle est fixée une mèche de crins de chevaux. Il est nommé ainsi pour sa ressemble avec un arc. Il est souvent en pernambouc, parfois en bois d'amourette.

 

C'est le mouvement de l'archet sur les cordes tendues qui crée une vibration. Le son amplifié par la caisse de résonance de l'instrument sort par les ouïes.

 



 


 



 

La colophane est utilisée pour les instruments à cordes frottées. On la frotte sur la mèche des archets pour permettre la mise en vibration de la corde. Sans la colophane les crins glisseraient sans frottements sur la corde presque sans en tirer un son. La colophane se présente sous la forme d'un petit bloc solide et transparent en général de couleur jaune ou noire.

 



 

« Cette résine de pin, autrefois produite à Colophon, en Asie Mineure, est indispensable au travail des crins. Si la mèche était enduite de savon, elle ne produirait aucun son. Ce sont les grattements de ces milliers de rugosités qui tirent la corde et la laissent repartir. Tout cela est bien évidemment invisible à l'œil nu, mais dans cette combinaison des crins et de la colophane, tout se passe comme si des milliers de petits doigts onglés exécutaient une sorte de pizzicato continu. Ainsi naît la vibration. De cette mécanique microscopique éclot la voix du violon. »

 

  • Yehudi Menuhin La légende du violon

 



 



 



 

 

 

 

 


27/01/2013
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